. AZOR par Emmanuel Bex .
« Après avoir créé « La Chose Commune », un spectacle sur la Commune de Paris, en compagnie de David Lescot, mêlant intimement la musique au récit, j’aborde avec enthousiasme la nouvelle aventure d'Azor. Azor est une opérette. La qualification des genres n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est l’adresse aux spectateurs. Est-ce que le projet bouge les lignes ? Est-ce qu’une oeuvre du passé résonne et fait sens aujourd’hui ? Alors, la légèreté de l’opérette est comme un fil qu’on tire pour découvrir ce qui la relie à
toutes les autres formes musicales , plus graves, ou plus aventureuses. Garder, bien sûr, la trame de la musique et de la narration, mais aussi les transposer dans d’autres langages musicaux. Je suis un musicien, formé à la vieille et noble école des conservatoires, et j’ai choisi d’être un musicien de jazz, parce que le monde est présent, réel, actuel, et qu’il faut dialoguer avec lui à toutes les places : metteur en scène, chanteurs, directeur musical, instrumentistes. L’aventure doit être totale et partagée.
« Azor » est une partition écrite en 1932 par Gaston Gabaroche. Comme dans de nombreux ouvrages de ce genre, l’instrumentation est variable et adaptable. Dans cet esprit, j’imagine de transposer le type d’or- chestre habituel de l’opérette par un dispositif instrumental restreint et modernisé. L’orchestre sera compo- sé d’un orgue , d’une batterie et d’un guitariste. L’opérette est un genre musical qui est essentiellement basé sur le rythme de la musique, sur le rythme de la narration. L’axe de mon travail sera de le mettre en évidence.
La présence du piano sera le lien avec les représentations du passé. Le choix d’y adjoindre, en particulier, un orgue Hammond et une batterie, répond à notre envie commune de transposer une partie du récit dans un monde plus contemporain.
«Azor » ... la sonorité même du mot est splendide, étrange, une invitation impérieuse à en dénouer son mystère.... »
Emmanuel Bex